Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 21:04

Il faut croire que c'est plus fort que moi. 2 ans sont passés depuis le dernier article de ce blog, deux ans durant lesquels ma vie a changé.. Ai-je changé ? Surement. Grandis, muris ? Moins sûr.

A relire les quelques lignes que j'avais écrites, je retrouve cette sensasion étrange, qui me pousse à écrire ce que je pense. Je sens que je vais faire ça, écrire un paragraphe, chaque week-end. Voire plus. De toute façon, c'est plus fort que moi.

Par Théo - Publié dans : Là où le vent d'un changement souffle...
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 22:29
"Crie.. Pleure.. Hurle.. Souffre.. Cela ne changera rien, personne ne t'entendra.. Ici, tu es seul.. Ici, tu es loin de tout, de tes liens, de tes envies, de tes désirs. Ici tu n'as plus rien, ni avenir, ni passé, ni même présent.. Ici, tu n'es plus rien. Ton nom, ton identité n'existe plus. Tes qualités, tes défauts ne sont que néant.. Tu n'es plus ni homme ni femme... Rien.. Une fois que tu auras compris ça, tu pourras espérer sortir d'ici.. Sortir de la prison, de la cage que tu t'es toi-même constituée.. Sortir de ton désespoir."

  Je ne dirais rien sur la petite "passe" de démoralisation que je viens de passer.. Il n'y a rien à en dire, parce que ce n'est ni la première, ni la dernière.. Malheureusement.. Donc, je préfère parler de l'après. La phase où l'on remonte la pente que l'on a soi-même creusée. Pourquoi fais-je ça ? Ca m'amuse. Et cela me prouve que ce n'est plus qu'un souvenir...

  Je ne suis ni un sur-homme, ni une quelconque divinité. (Ce qui est bien dommage.. hum..) Je suis.. comme tout le monde, finalement. Donc, comme tout le monde, j'ai besoin, quand ça va mal, des autres..  Ceux avec qui l'on tisse des liens.. Contrairement à ce que pense les solitaires, le rapport à l'autre est le plus important dans la vie. Car ceux qui vivent dans leur monde, en solitaire, ne peuvent satisfaire tous leurs désirs, et ne peuvent être pleinement épanouis. Le manipulateur, celui qui se sert des autres pour obtenir ce qu'il veut, même s'il finit seul, son rapport à l'autre existe.. Une fois son désir satisfait, il ne peut rester seul, car sa façon d'être l'empêche de s'épanouir. Il cherche donc un autre désir à satisfaire, pour pouvoir revenir vers les autres..

  Me construire moi-même, et me connaître, c'est d'abord permettre aux autres de me connaître, Puis à partir du jugement de l'autre, je suis à même de savoir si je me reconnais dans la vision que l'autre à de moi. Quand je ne vais pas bien, que mon moral est bas, les autres le remarquent, me le montrent. Mais moi, je ne peux pas me reconnaître dans le regard de l'autre.. Ce ne peut être moi, cette personne triste. Je ne veux pas être cette personne. Alors je m'efforce de redevenir ce que je pense être le mieux pour moi. Et ça, je ne peux le faire seul. Car dans mon désespoir, je ne peux passer de sujet à objet de moi-même, parce que la cause de mon désespoir m'apparait comme extérieur à moi, alors qu'elle provient de ma réflexion..

  Alors, heureux soient ceux qui croient survivre seuls. Au moins, quand ils auront réussit, ils auront moins d'argent à dépenser dans les festivités consacrée à cette réussite..
Par Théo - Publié dans : Là où l'eau de la sagesse coule...
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 22:43
"Tu vois cette étoile, au loin ? Et bien, suis là. Marche dans sa direction, essaie de la rattraper, de la toucher. Quand tu tomberas, à la fin de ta vie, quand tu n'auras plus le souffle pour continuer, tu te demanderas à quoi t'auras servi de poursuivre cet étoile intouchable. A rien, bien sûr. Mais quand tu regarderas dans le passé, que tu reverras le bonheur et l'espoir que tu auras éprouvé en poursuivant cette étoile.. Tu comprendras que cela n'a pas été vain. Tu comprendras que le meilleur dans la vie n'est pas de toucher son but, et que si tes rêves sont inaccessibles, ils ne sont pas pour autant inutiles.."

Que suis-je, si je n'ai aucun rêve ? Rien de plus qu'une coquille vide, Ceux qui vivent sans se poser aucunes questions.. Qui vivent juste pour des soirées.. Pour coucher avec n'importe qui.. Ceux qui sont superficiels... Je ne comprends pas leur mode de vie.. Je suis dubitatif, effaré, quand je les vois se foutre de moi.. Peu dans la tête , tout dans les muscles pour les gars et tout dans la jupette pour les filles... Super.. Parfois, je me demande dans quel monde ils vivent.. Je sais que programmer sa vie n'est pas excellent, mais quand je m'imagine plus tard, je fais ce que j'ai envie.. Même si c'est vraiment dur à faire, et bien, ce n'est pas grave.. Rien à faire.. Je vivrais comme je le sens..

Bizarrement, ce n'est pas de la haine ni du dégoût qui me vienne quand je pense à eux.. C'est de la pitié.. Pitié envers ceux et celles qui peut-être finiront mal.. Perdu dans les méandres de la société, parents à 19 ans, mariés à 22, divorcés à 25.. Oui, ce n'est que de la pitié..
Par Théo - Publié dans : Là où l'eau de la sagesse coule...
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 22:29
  Et l'on recommence.. Je ne me rends surement pas compte qu'à chaque fois, durant la même période, je recommence innexorablement la même chose.. Est-ce cette fatalité qui me guide, ou bien un besoin patient mais irrespressible de vouloir m'exprimer, moi et mes envies, moi et mes idées, moi et mes actes, moi et moi-même quoi ? Le destin m'a prouvé deux ou trois fois qu'il n'existait pas ou peu, à nuancer selon les croyances, donc je suppose que cela vient de mon inconscient, ou pire, de mon subconscient. Ou bien est-ce une partie cachée de mon conscient qui se réveille de temps à autre...

   De toute façon, une fois que je le remarque, je suis déjà en train de marteler les touches de mon pauvre clavier, lui qui aura vu (enfin, senti, surtout) mainte et mainte idioties écrites sous ma direction. Bien sûr, il n'aura pas vu que de ça, et il n'est ni ne sera pas le seul. ( Mon pauvre ancien portable l'a subit aussi, regardez le résultat, il ne s'allume plus.. ) Donc je disais qu'une fois le blog créé (Car il s'agit bien d'un blog, comprenez-le.), il est déjà trop tard. Bien sûr, il est stupide de dire que je suis forcément obligé de continuer, mais c'est plus fort que moi. Je continue. Je suppose qu'il en était, qu'il en est, et qu'il en sera toujours ainsi. Je l'espère aussi, bizarrement. Comme quoi, c'est peut-être mon conscient..

  Si je replonge dans le passé, mes premiers blogs ont été des désastres. Si jamais je venais à rencontrer le moi de l'époque, je prendrais quelques insultes, et je les aurais mérités, car je ne supporte pas qu'on reproche mon travail (sauf si je l'ai fait avant.) mais je n'ose même pas relire tout ce que j'ai écrit dans ces deux premiers blogs. Je ne faisais que suivre un effet de mode, l'effet "skyblog". Venez écrire des articles en sms (Parce que c'est plus cool) pour que des minipouffs en mini-jupe vous envoie des vieux commentaires faisant la promotion de blogs où toute leur petite vie était exposée, et où un maximum d'imbéciles aveuglés par deux couches de gloss passent leur temps à baver et demander vainement une adresse msn ou deux. Maintenant, j'ai envie de vomir quand je vois ça, mais avant, j'ai l'impression que cela ne me répugnait pas. Bien sur, il y avait les commentaires des gens que j'aimais bien, j'ai même fait des connaissances intéressantes avec ce moyen. Mais n'empêche, quand je vois ce que j'ai pu écrire, je me dis que si j'avais pu fermer ma gueule et rester sans internet, je l'aurais fait.

  Après vient mon dernier blog (Avant-dernier si l'on compte celui-là). Celui-là, j'en suis assez fier. C'est bizarre de penser ça, car il ne contient rien qui puisse rendre fier. Mais rien à faire, j'en suis content. A tel point que même après l'avoir bien arrêter il y a quelques mois, j'y retourne de temps à autre. En vérité, il n'était pas tellement suivi, ce blog. Même pas une cinquantaine de visite par moi, pas de dizaine de commentaires par jour. Il ne devait y avoir que deux ou trois personnes qui y venaient, et qui postaient un commentaire s'ils avaient le temps. Mais au moint, ces commentaires avaient une vraie valeur. Après tout, pour commenter les articles d'une personne se faisant passer pour folle, il faut ou du courage ou une bonne raison, nan ? C'est ce que je me disais, quand je lisais le courage ou la raison condensé(e) de ces personnes. Même s'il est probable qu'ils ne lisent jamais ces mots, je vais faire un effort de diffusion, parce qu'on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve...

  Voilà, c'est ici que je tiens à célébrer (seul?) cet anniversaire et ce renouveau. Celui d'un jeune homme, celui du "Pêcheur au bob noir".. Mon renouveau.. Pour le meilleur, et pour le pire !

Peut-être que quand je publierais cet article, quelques personnes viendront se plaindre du fait que je copie sur le mode de fonctionnement. A ces personnes, je m'excuse, tout en confirmant leur pensée. C'est parce que j'ai vu quelqu'un faire comme ça que j'ai voulu le faire. Alors pardonnez moi, si je copie votre façon de faire, au moins, j'aurais la fierté de ne pas copier votre contenu.
Par Théo - Publié dans : Là où le vent d'un changement souffle...
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